Editions Lucien Souny

  • Antoine Bressac a un passé douteux qu'il tente d'oublier, mais il fait une rencontre envoûtante d'une femme mystérieuse...
    ?Elle pousse la porte de cette agence immobilière pour louer un appartement. Le patron est hypnotisé par la beauté de la cliente, nouvellement nommée guide au gouffre de Padirac. Si Lydie montre à son interlocuteur qu'elle n'est pas indifférente à son charme, elle lui fait également comprendre qu'il lui faudra se montrer patient.
    Qu'importe le temps pour Antoine Bressac ! Établi dans cette région depuis deux ans, il s'évertue à effacer de sa mémoire une autre vie, à la fois trouble et frénétique, où les relations, les amours et les affaires fleurissaient grâce au réseau, au détriment de certaines valeurs. Aujourd'hui, il se jure d'arriver à ses fins avec cette envoûtante mais indéchiffrable Lydie. Il a juste oublié que, pour gagner, il faut connaître son partenaire en tout point.
    Plus qu'un thriller effrayant, Pierre Ménard dé´cortique la socié´té´ et ses excè`s pour mieux interroger le lecteur. Le cheminement des personnages sera long et tortueux, jusqu'à ce que les masques tombent... cruellement.
    Un polar cruel et terrifiant qui amènera le lecteur à décortiquer la société, l'humain et leurs vices !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste spécialisé dans le sport automobile historique, Pierre Ménard est l'auteur de La grande encyclopédie de la Formule 1 ainsi qu'une série de biographies sur certaines légendes de F1, Fangio, Moss, Ascari, Lauda, Prost,
    Senna et d'autres encore.
    Après avoir écrit les histoires des autres, il a voulu raconter "ses" histoires, via le roman policier. Son premier "rampol" Le rodeur de minuit (Atelier de presse, 2007) est nominé au Festival du premier roman policier de Lens en 2008, où il
    atteint la finale et est battu par Michel Bussi et son Omaha crimes !
    Né dans le Lot, le mystère dégagé par les concrétions et anfractuosités du gouffre de Padirac a toujours impressionné Pierre Ménard. La majesté de ce lieu s'est imposée à lui pour y situer cette seconde histoire.

  • ?Erreurs de jugement et mauvaises fréquentations ont conduit Jules dans un centre de rééducation pour jeunes délinquants. À sa majorité, les portes s'ouvrent : il est enfin libre. Libre mais seul, car son père ne veut pas le revoir à la maison. Sans toit, sans formation, sans argent, il se retrouve à la rue et sur les routes de France. De Paris, il arrive dans les Landes. Le climat y est clément, et les gens plus souriants, mais méfiants quand on fait la manche. Et curieusement c'est une vieille dame attachée aux principes et aux valeurs qui décide de lui donner une chance.
    Jules saura-t-il se plier aux exigences de Colette ? Acceptera-t-il son autorité et le contrat qu'elle lui propose ? Débordant de fierté et d'ambition, il n'a qu'une seule idée : regagner l'estime des autres et surtout celle de son père. Le chemin sera semé de rencontres, d'embûches, d'amours, de tragédies. De quoi lui faire perdre la tête souvent, l'espoir parfois.
    Jean-Paul Froustey, auteur de nombreux livres parus aux éditions Lucien Souny, dont Droit comme un pin, Le Gardien des abeilles, signe ici un roman qui nous dit ce que signifie être humain dans ce monde.
    Une nouvelle vie commence...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Auteur amoureux de sa terre, de ses paysages et de ses traditions, Jean-Paul Froustey rend hommage, dans chacun de ses romans, aux Landes, à ce patrimoine construit laborieusement par des hommes soucieux de donner vie à une terre désertique et insalubre. Il dévoile des intrigues haletantes, mais également sa passion pour l'environnement, la forêt et les abeilles. Lorsqu'il n'écrit pas, il entretient, le long d'une rivière, un domaine de trois hectares sur lequel il a planté plus de 200 arbres ou il s'occupe de ses abeilles !
    Il vit aujourd'hui à Bias, à côté de Mimizan.

  • Pour sauver sa vie, Valérie fait un choix qui pourrait la lui coûter...
    ?Valérie, une toxicomane repentie, veut se libérer de l'emprise d'un compagnon qui s'enfonce dans une violence incontrôlable. Il y a urgence, sa vie ne tient plus qu'à un fil. Une seule solution s'offre à elle : dénoncer le trafic de drogue que Marco gère depuis l'Espagne vers la France. Elle va alors reprendre contact avec un ancien amant, Pierre. Le chef de brigade à l'antenne PJ de Nice deviendra sa porte de sortie et se retrouvera au coeur d'un trafic international de stupéfiants, où la survie de son indic doit passer avant le reste.
    Éric Oliva et Denis Richard, deux flics, se sont associés pour nous dévoiler les coulisses de la brigade des Stups. Au coeur d'une ambiance étouffante, très vite le lecteur ne sait plus où se situe la frontière entre la réalité et la fiction.
    Stockez les bombonnes d'oxygène tandis que vous entamerez la lecture de ce thriller essouflant...
    EXTRAIT
    Valérie se leva péniblement de son lit. Le miroir, fixé à l'angle opposé de la pièce, lui renvoya l'image agréable d'un corps fin à la peau légèrement hâlée. Elle s'avança vers la glace, s'arrêta à mi-distance et se mit à trembler. Ses grands yeux venaient de se poser sur les marques violacées qui lézardaient ses flancs, ses épaules, et une partie de ses bras et de ses cuisses. Chaque mouvement esquissé amenait son lot de souffrances. Elle se traîna jusque sous la douche, espérant que la douce chaleur du jet estomperait un peu les blessures et calmerait
    les douleurs.
    - Je dois le contacter, murmura-t-elle pendant que le pommeau répandait l'eau brûlante sur ses cheveux châtains. Si je veux rester en vie, il n'y a pas d'autres solutions.
    Vingt minutes plus tard, gonflée d'orgueil, elle quitta la propriété. Pour la première fois, elle n'attendit pas le retour de Marco, ne souhaitant ni le croiser ni profiter de ses
    largesses. Valérie n'avait plus qu'une envie à présent : rentrer chez elle, s'attabler avec une feuille blanche et un stylo, et faire une chose qu'elle aurait dû accomplir depuis longtemps.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Denis Richard : Il entre dans la police en 1982. Affecté quelques années à Paris, il est muté à Nice. D'abord, à l'antenne de la police judicaire, puis à la brigade criminelle, il terminera sa carrière à la brigade des stupéfiants. Son expérience nourrit son imagination. Pour transformer ses idées en roman, il s'est associé à son ami, Eric Oliva, auteur de plusieurs polars, dont Hotspots, paru aux éditions Lucien Souny(2019).
    Éric Oliva a intégré la police nationale depuis 27 ans. En Seine-Saint-Denis, dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes. Une expérience hétéroclite, riche, dure, singulière, compliquée qu'il souhaite, d'une certaine façon, partager. Il se met alors à jeter des mots sur une feuille blanche. « La blancheur s'apparente souvent aux victimes tandis que l'encre noir reste l'apanage des méchants ». Le résultat est d'une cruelle vérité sans fard, des écrits d'un réalisme musclé, car le terrain, les hommes, les affaires, il les connaît. Il vit à Nice et il exerce au sein d'un groupe d'enquête à l'antenne de la Police Judiciaire de Nice.
    Ensemble, ils ont voulu montrer au lecteur les situations auxquelles les enquêteurs stups peuvent être confrontés lorsqu'ils gèrent des informateurs, même si « les problèmes vont rarement aussi loin que dans le roman », tiennent-ils à préciser !

  • Fracasses

    Julien Daluis

    François Guéronce, responsable de la protection de l'enfance, croise le destin de la famille Lagronie, des gens du voyage...
    ?François Guéronce vient d'être nommé responsable de la protection de l'enfance. Si cette promotion récompense ses valeurs et son travail, il la doit également à sa femme et à ses parents, pour leur disponibilité et leurs sacrifices.
    Le flot d'histoires tragiques que son nouveau service charrie le conduira vers la famille Lagronie, dont le quotidien repose sur la capacité de débrouille du père, qui a le coeur au bord des coups, et de la mère, globalement dépassée. Lili, l'aînée, treize ans, profite de sa liberté autour du camp.
    Deux destins qui n'étaient pas faits pour se croiser. L'impact sera violent et projettera les protagonistes dans une course à contre-courant, douloureuse.
    Julien Daluis signe un thriller dont le réalisme et l'humanité permettent d'appréhender l'enfance en danger. Par le biais d'un scénario infernal, l'auteur livre une vision éprouvée d'un univers méconnu, où le tragique côtoie les rires d'enfants. Il avait à coeur de partager avec le lecteur ce monde complexe, détonant et déchirant. Un premier roman « coup de poing ».
    Ce thriller réaliste et humaniste entrainera le lecteur dans le monde douloureux de la protection de l'enfance...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Julien Daluis est né, a grandi et vit près de Chartres. Il avait à coeur de partager avec le lecteur cet univers complexe, âpre, détonnant et déchirant. Un premier roman, bluffant de réalisme et d'humanité.

  • Vincent va subir les conséquences de passions et de mystères familiaux...
    Il n'est pas de famille sans secrets. Souvent dérisoires, ils peuvent s'avérer parfois sérieux et leurs conséquences deviennent graves pour ceux qui les découvrent. Vincent en fera l'expérience au détour d'une rencontre fortuite.
    Ce qui aurait pu demeurer une simple péripétie prend un tour alarmant quand il est victime d'un accident de voiture. Plus tard, il reçoit une lettre anonyme.
    Les secrets de famille se nourrissent souvent de jalousies ou de ressentiment, mais il arrive, comme ici, que ce soient les amours et les passions qui les alimentent.
    Auteur de plusieurs livres parus chez Buchet-Chastel et JC Lattès, Pierre Lagier signe son quatrième roman aux éditions Lucien Souny.
    Ce roman contemporain emportera le lecteur dans une intrigue riche en suspense, mystères et émotions !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Originaire de Brive, Pierre Lagier a exercé la profession de journaliste de presse écrite à Brive, à Limoges et à Clermont-Ferrand. Auteur, on le connaît surtout pour ses romans policiers mais il s'adonne également à l'écriture de romans.

  • Jim s'installe à la Combe des Bois dans l'espoir de se construire une nouvelle vie, mais il s'avère que sa venue dérange...
    ?Un chevreuil abattu à ses pieds alors qu'il flâne dans la forêt. La tête de la bête se retrouve plus tard sur le pas de sa porte. L'accueil n'est pas meilleur chez les voisins. À la Combe des Bois se murent un patriarche infirme et sa fille qui dirigent, dans le secret absolu, la propriété et les terrains attenants. Visiblement, la présence du nouvel arrivant ne plaît pas. Pire, elle dérange.
    Et pourtant, c'est au coeur de cette campagne que Jim, frais émoulu d'une formation de guide de pêche, s'installe avec son projet de reconversion, ses espoirs, et un passé décevant. Il sera confronté à un milieu aussi trouble qu'attachant.
    Dans cette histoire maîtrisée et captivante, Daniel Taboury campe une étonnante galerie de personnages hauts en couleur, souvent des laissés pour compte, abandonnés sur le bord du chemin sur ces terres oubliées de l'Administration. L'auteur a l'art d'explorer les mystères des vies, les méandres de l'âme humaine et les rives des passions. Une quête authentique et originale de l'intime.
    Il a signé d'autres romans aux éditions Lucien Souny, dont De retour, Silence de plomb.
    Ce roman mènera le lecteur sur une quête de l'intime et des mystères de l'âme humaine...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Daniel Taboury a fait le choix à la fin des années 70 de s'installer à la campagne. Sans doute pour vivre près des eaux et des poissons, - une passion déterminante - et au coeur de cette France "profonde" qu'il aime tant. Dans ses romans, il en parle sans nostalgie ni concessions bucoliques. Il y campe des personnages "brut de décoffrage" comme si la rudesse ou la pudeur ne pouvaient que les accompagner chaque jour dans ce quasi désert. L'illustration d'un monde à l'écart dont les Français ont perdu la connaissance dans le brouhaha d'une civilisation en marche forcée. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages sur la pêche et les poissons (nouvelles, essais) dont le remarqué Dico insolent de la Pêche (2015). Plusieurs romans ont été publiés aux
    éditions Lucien Souny : Silence de plomb, Le Triton du diable, Les Noces de copeau, À contre-courant, et plus récemment, De retour (2019), Humeurs insolentes d'un confiné (2020).

  • Une série de nouvelles à découvrir.
    Grand marcheur mais aussi rêveur impénitent, Jean-Pierre Bonnet a effectué le chemin jusqu'à Santiago à trois reprises, empruntant chaque fois un nouvel itinéraire. En 2004, il part de Vézelay, l'année suivante, du Puy-en-Velay. Et en 2007, il reprend son bâton pour découvrir la voie d'Arles.
    À chacun de ses retours, il compile ses notes et ses rencontres qui deviendront Des nouvelles de Compostelle. Dans ce livre, l'auteur raconte le chemin, mais aussi le parcours de ces gens qui essayent de naviguer entre les turbulences de la vie pour trouver leur chemin. En final, cette cinquantaine de nouvelles créent un paysage émotionnel remarquable entraînant le lecteur au coeur de cette aventure singulière des temps modernes.
    /> Plutôt qu'un récit de voyage, voici une série d'histoires - drôles, tendres, parfois émouvantes - qui racontent le chemin. Une autre façon de le découvrir ou de se rappeler son propre périple.
    EXTRAIT DE LA DAME AU LIVRE D'OR
    Le chien aboie, le marcheur s'arrête hésitant. Ce n'est pas le premier chien pourtant depuis son départ, mais c'est le premier de la journée ! Il vient de quitter le gîte communal de la petite bourgade de Dordogne, par une belle matinée printanière, une des rares de cette année pluvieuse et venteuse. La grimpette pour s'éloigner des rives de la Dordogne a été dure ; mais n'est-ce pas le cas tous les matins quand il faut remettre le corps en marche et que l'on sait qu'il devra « fonctionner » sept à huit heures de rang ?
    Arrivé dans ce petit hameau, il peut voir les premières vignes du Bordelais, et il peut entendre les premiers jappements de chien du jour. Apparemment, le chien s'était assoupi au soleil, car ce n'est qu'une fois dépassée la maisonnette que le pèlerin est rattrapé par le glapissement frénétique de la bête.
    C'est alors qu'une porte s'ouvre précipitamment et qu'un cri s'en échappe :
    - Monsieur ! Monsieur !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né à Cussac, dans le Limousin, Jean-Pierre Bonnet est resté fidèle à cette terre dont il parle la langue d'oc. Il y puise son inspiration. Dans tous ses romans, il aime à dépeindre finement la société paysanne dans les années 50-60. La famille est son thème de prédilection. Il porte un regard lucide et avisé sur ces relations privilégiées mais fragiles qui se créent entre les êtres, souvent bonifiées sous l'effet des revers de la vie et balayées par les faiblesses humaines.

  • Une alchimie inattendue Nouv.

    Quand une rencontre improbable vient bousculer leur quotidien, Carole, Diego, Steve et Huguette devront relever les défis que la vie leur propose afin d'essayer d'en comprendre le sens et d'y trouver, peut-être, le bonheur.
    ?Carole débarque au Boomerang pour un important repas d'affaires. Elle est accueillie par le beau Diego, le patron d'origine mexicaine, et par Steve, le serveur, tellement sympathique qu'on lui pardonne sa nonchalance et ses maladresses. Rien n'échappe à la vieille Huguette, autant discrète qu'espiègle, qui a fait du lieu sa cantine du midi. Au fil des apparitions de Carole, ce petit monde cabossé et discordant commence à s'apprivoiser, à se disputer aussi. La complicité finira pourtant par s'installer jusqu'au moment où tout s'écroule : Diego ne reçoit plus de lettres de sa famille, les démons de Carole refont surface, la mère de Steve est aux soins intensifs, et Huguette se perd en ville. Comment vont-ils s'en sortir ? Tomberont-ils comme des dominos ou s'aideront-ils à se relever ? Avec justesse, humour, tendresse et légèreté, l'histoire de ce quatuor improbable incite à s'interroger sur le sens de la vie et la quête du bonheur. Elle permet également à l'auteure d'aborder des sujets qui lui tiennent à coeur, comme les violences conjugales, le sexisme, la place des aînés dans la société, ou l'environnement.
    Laissez-vous subjuguer par le tout nouveau roman de Claire Vandevivere et méditez sur le sens que l'on peut donner à notre vie.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Claire Vandevivere écrit depuis plus de vingt ans des publications académiques, des articles et des discours politiques. Après avoir été collaboratrice universitaire, puis parlementaire, elle est aujourd'hui échevine, élue locale, à Jette, une des 19 municipalités de Bruxelles. Un jour, elle a éprouvé l'envie irrésistible de s'essayer à un genre littéraire lui offrant une liberté totale : le roman. Après un premier livre campant une histoire de famille dans le somptueux décor de la Baie du Mont-Saint-Michel - Trois Week-ends en famille -, elle signe ici un second roman. L'auteure s'inspire cette fois-ci de sa localité pour planter le décor. Ce qu'elle apprécie le plus dans son métier - au-delà des dossiers et des projets qui lui tiennent à coeur - ce sont les contacts humains. Et ses romans dépeignent les relations humaines avec justesse, humour, tendresse et profondeur.

  • Un pan peu glorieux de l'histoire : le sort des prisonniers de guerre allemands (PGA) en France.
    C'est d'une histoire peu glorieuse, longtemps passée sous silence des deux côtés du Rhin, que témoigne ici Werner Schneider, sous la plume de sa fille, Christine. « [...] ce livre donne également une consistance personnelle à une lacune historiographique qui est celle du sort des prisonniers de guerre allemands (PGA) en France », précise Beate Klarsfeld dans sa préface.
    Werner Schneider fait partie de ces 750 000 PGA envoyés en France, dès avril 1944, pour reconstruire le pays que leur armée avait détruit. Détenus dans les terribles camps de la plaine du Rhin, dans des conditions inhumaines, affamés, affectés au déminage des régions côtières, aux travaux industriels ou agricoles, ils ne furent pas traités comme l'exigeaient les conventions de Genève. Si tous feront l'amère expérience de la défaite et connaîtront le processus de dénazification, tous ne sont pas des criminels de guerre.
    Le voile sur cette sombre page se lève petit à petit. « Nous n'avons jamais cessé de lutter contre l'impunité des criminels nazis, mais nous n'avons jamais demandé ou accepté que l'on persécutât des Allemands parce qu'ils étaient allemands », a déclaré Serge Klarsfeld le 25 mai 2018 lors de l'inauguration d'une stèle au camp de Rivesaltes où furent détenus des PGA.
    Un récit remarquable, ponctué de références historiques, écrit en toute humanité. Un témoignage de première main pour que « chacun puisse se forger une opinion personnelle de ce qui s'est alors passé, car l'Histoire n'est pas seulement celle des vainqueurs », comme l'écrit Werner Schneider.
    Werner Schneider a participé au documentaire de l'historien Fabien Théofilakis, Quand les Allemands reconstruisaient la France, réalisé par Philippe Tourancheau, produit par Cinétévé et France Télévisions, et diffusé sur France 2 le 10 mai 2016.
    Plongez dans le témoignage de première main de Werner Schneider, un des 750 000 PGA envoyés en France pour reconstruire le pays que leur armée avait détruit et découvrez un récit remarquable, ponctué de références historiques, écrit en toute humanité.
    EXTRAIT
    À Cherbourg, dans ses pensées, Werner se dira qu'à ce moment-là encore il aurait pu s'enfuir facilement et rejoindre l'Allemagne par ses propres moyens. S'il avait su !
    Le 5 septembre 1945, quatre officiers, accompagnés d'autres soldats anglais, avaient déboulé à grand bruit de jeep dans le campement. C'était un début de matinée glacial, dehors il gelait ; aussi, personne n'était parti aux travaux de la ferme. Tout se passa si vite que pas un ne put réagir. Sans même leur laisser le temps de se vêtir, ces parachutistes au béret rouge firent mettre en formation les militaires allemands dans la cour, les regardèrent de la tête aux pieds, parlèrent en anglais sans qu'aucun comprît, puis repartirent. Werner et ses compagnons avaient quand même eu le temps de se geler ; ils rentrèrent en trombe pour s'habiller. Personne n'avait saisi un traître mot de ce qui avait été dit, certes fort, mais pas à leur intention. Retour à l'attente.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Franco-allemande, ne´e 15 ans apre`s la guerre, Christine Schneider a souvent entendu les re´cits de son pe`re concernant son ve´cu de prisonnier de guerre allemand en France. Mais elle ne pouvait le resituer ve´ritablement dans aucun contexte historique correspondant a` ce qu'elle avait appris jusque-la`. Le silence des me´moires nationales la laissait incre´dule face a` certaines conditions e´voque´es par Werner. Des heures de re´cits de´taille´s, des enque^tes sur les lieux du passe´ (Normandie, Bretzenheim), des lectures documentaires et des rencontres lui permettront d'e´crire ce livre dans lequel elle peut enfin reconstituer l'histoire assez incroyable de son pe`re, en ve´rifier la ve´racite´ et avoir envie de la faire connai^tre.

  • En pleine nuit, en mission pour porter un télégramme dans les hauteurs enneigées, des raquettes aux pieds, un facteur fait une rencontre inattendue.
    ?Au pied d'une vallée qui s'étire jusqu'au bout du monde, le facteur se prépare au milieu de la nuit. Il doit partir séance tenante, sous la neige, porter un télégramme à la ferme la plus éloignée. Un pli urgent qui va changer le destin des siens et d'autres encore.
    Trois familles que tout sépare et que tout oppose vont pourtant se rencontrer grâce à la puissante et?formidable?imagination?d'Alysa?Morgon. L'auteure les entraîne dans un périple incroyable ponctué de surprises, de tragédies, d'émotions et aussi parfois de larmes. Avec sa plume délicate, elle saura même recoller leurs coeurs que la vie aura réduits en miettes. Plus que jamais la lumière inondera alors cette belle terre de Provence.
    Alysa Morgon rassemble de fidèles lecteurs séduits par son écriture poétique, son sens du rythme, son amour des mots. Elle a signé de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont La Dentellière des prés, Les Arbres ont aussi leur histoire, La Dernière transhumance, Le Hameau près du ciel, Un Bouquet de fiançailles.
    La neige ne recouvrera pas la rancoeur d'un père abandonné par ses enfants.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Alysa Morgon est née en Provence. Elle y passe toute son enfance et sa jeunesse, entreposant méticuleusement dans sa mémoire des souvenirs qui nourriront son imagination de romancière des années plus tard. À vingt ans, elle change d'accent et s'installe dans les Hautes-Alpes, où elle réside encore aujourd'hui (Gap). Dans chacun de ses romans, les lecteurs retrouvent les couleurs, les senteurs, les coutumes et les traditions provençales, celles d'une Provence qui a malheureusement disparu aujourd'hui.
    « En enfant du Midi, Alysa Morgon s'est amusée à rendre sonores les accents et les intonations. Elle a souvent le mot juste. Résultat : une tchatche désopilante. » Le Dauphiné Libéré, F. Billy, 21 avril 2013.

  • XXX

    Xxx

    Ludovic est rejeté par son grand-père adoptif qui refuse de donner son amour à ce petit-fils noir, tandis que les années passent...
    ?Ludovic a été adopté. Sa mère est médecin et son père, chercheur. Il s'est très vite intégré et s'est fait des amis à l'image d'Aurélie, qui, à dix ans, n'a d'yeux que pour son petit copain noir. Des sentiments irréversibles. Si les enfants n'attachent aucune importance à la couleur de la peau, il en va autrement pour certains adultes. À commencer par le grand-père de Ludo. Cardiologue de renom, fondateur du laboratoire familial, à la tête d'un empire immobilier, il renie son petit-fils jusqu'à l'humiliation. Et jamais, au grand jamais, sa fortune ne lui reviendra.
    Les années s'écoulent et Ludovic devient docteur à son tour. Il travaille maintenant au laboratoire permettant ainsi à ses parents de se consacrer à leur passion, la voile en mer. Au cours d'un voyage, le drame couve : le couple ne donne plus signe de vie. L'inquiétude est à son comble. Chez le grand-père aussi, car si son fils unique venait à disparaître, son héritier direct et incontestable serait Ludovic. Impossible d'y déroger?! Mais Louis-Étienne, lui, l'entend d'une tout autre oreille. La haine, comme l'amour, n'a pas de limites.
    Les préjugés sont tenaces, parfois même obsessionnels, et étrangers à toute notion de génération ou d'époque. Roger Vannier n'a de cesse de croire qu'un jour l'homme finira par les éradiquer pour construire un monde meilleur.
    Il est l'auteur de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont Les Âmes voyageuses, Une Histoire en suspens, La Ferme des lilas.
    Un roman profondément humain.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Roger Vannier est né dans le Cher, à Reigny. Instituteur, il a d'abord enseigné en Algérie, puis il est rentré sur ses terres natales pour terminer sa carrière. Aujourd'hui à la retraite, il mène une activité artistique à laquelle il associe l'écriture. Il vit à Chateaumeillant. Son univers s'enracine dans sa région natale. Il en restitue toute la finesse, l'âme et la beauté.

  • Simon tente de percer les mystères qui entourent son enfance et qui le hantent...
    Chaque jour éloigne un peu plus Simon des cauchemars de son enfance. Pourtant, quand un chien croise sa route et qu'il l'achève à coups de pelle, tout s'effondre, le replongeant impitoyablement dans les abysses. Son père s'est-il réellement suicidé ? Qu'est devenue sa mère ? Et qui est cette inconnue qui pleure la nuit ? Déterminée à vaincre les démons qui le hantent, Jahia, avec qui il partage sa vie, se laissera-t-elle, à son tour, dévaster par ce tourbillon insensé de dévotion et de haine, de courage et de peur ? Par amour, osera-t-elle affronter les vérités que personne ne devrait jamais approcher ? Devra-t-elle renier ses propres valeurs et basculer dans la violence ? Autant de questions que ces personnages devront braver, autant de réponses qui prennent à la gorge au détour d'une nuit sombre.
    Simon et Jahia arriveront-ils à surmonter ces terribles vérités ? Laissez-vous prendre dans le tourbillon de ce thriller psycholgique haletant et glaçant !
    EXTRAIT
    Plié en deux au-dessus de sa rangée, il la poursuivit sans répit, secouant les fauteuils avant de les enjamber. Elle ne pourrait pas aller bien loin et il le savait. Malgré l'espace exigu et la panique, Simon vit la jeune fille se faufiler entre les deux premières lignes de sièges. Il hésitait encore, ne sachant s'il devait sauter par-dessus ou la cueillir au bout de la rangée, quand il la vit se relever. Croyant profiter des quelques mètres qui les séparaient, elle bascula par-dessus les dossiers du premier rang et courut à travers l'espace libre. L'occasion inespérée d'atteindre la porte avant lui se présentait à elle. Les yeux hagards, elle accéléra sans réfléchir vers l'écriteau lumineux. Sa vie entière dépendait de cette porte, comme une deuxième naissance. Il s'élança à sa poursuite. Que ferait-elle s'il la devançait et qu'il l'interceptait avant qu'elle ne touche au but ? Derrière elle, les bras lancés en avant, Simon entama le sprint le plus rapide de toute l'histoire du cinéma. Propulsé à pleine vitesse, il la percuta dans une mêlée de bras et de jambes, dix mètres à peine avant la sortie de secours. La jeune fille leva un genou et le cueillit en plein vol. Comme à l'entraînement, elle roula aussitôt sur le côté et projeta son coude entre les côtes de son assaillant. Rapide comme sa jeunesse, elle se releva d'un bond et lui décocha un coup de pied dans le bas du dos. Paralysé de douleur, l'homme beugla et se tordit sur place, incapable de réagir. La sortie n'était plus très loin, mais, emportée par son envie d'en découdre, elle en oublia toute prudence et revint à la charge. Elle appellerait la police plus tard, dès qu'elle en aurait fini avec cette ordure.
    - Bâtard, je te jure que tu vas regretter d'être né, hurla-t-elle, sûre de sa victoire.
    Toujours au sol, l'inconnu ne chercha pas à fuir : il roula vers elle et il la faucha. Surprise, elle bascula en avant, happée par ses griffes. La technique s'opposa alors à la force brute quand l'index de la jeune femme se rapprocha de la base du cou de l'agresseur. Si elle parvenait à se faufiler jusqu'à l'angle de la mâchoire, la douleur serait telle qu'il ne pourrait plus rien contre elle. Il serait à sa merci. Mais l'homme, qui l'avait vue venir, repoussa son attaque d'un coup de poing au visage. Étourdie, elle ne put l'empêcher de retourner son corps frêle sur la moquette poussiéreuse. Les bras autour de ses épaules, les mains sur sa nuque, il l'immobilisa ensuite face contre terre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Originaire de la région parisienne, après avoir voyagé d'un bout à l'autre de la France, Thierry Doré a enfin posé ses valises dans le Limousin il y a une douzaine d'années. Enseignant, c'est au contact de ses élèves qu'il a retrouvé la magie des mots, avant de replonger dans les lectures de sa jeunesse bercée de fantastique et de thrillers. Dans ce premier roman, Thierry Doré mélange et ré-assemble les pièces d'un puzzle dont personne ne sort indemne. Avec ses personnages, jetés en pâture dans un monde sans pitié, il mène le lecteur sans ménagement vers ces vérités enfouies derrière le sourire lisse de la civilisation. Jusqu'où l'individualisme et l'égoïsme peuvent-ils mener ? Qu'est-ce qui sépare l'homme de l'animal qui sommeille en lui ? Comment faire face aux monstres oubliés de l'enfance ? Comment se protéger de ceux que l'on aime, quand notre survie en dépend ? Autant de questions que ses personnages devront affronter, autant de réponses qui prennent à la gorge au détour d'une nuit sombre. Il vit à côté de Limoges.

  • Les grottes peuvent constituer le départ d'une aventure, d'une quête, d'un voyage...
    ?Il y a des lieux qui recèlent des mystères et d'où se dégage un véritable caractère. Stéphane Bern ne s'y est pas trompé lorsqu'il a retenu le site troglodytique des grottes de Couteaux pour son opération le Loto du patrimoine. Cet endroit, Bernadette Berger le connaît comme sa poche. Déjà, dans son enfance, c'était un merveilleux terrain d'aventures, et aujourd'hui cette terre enflamme l'imagination de l'auteure qu'elle est devenue.
    Un jeune berger y fait une découverte fabuleuse ; elle bouleversera le cours de sa vie. Quand on détient un manuscrit annoté par un célèbre alchimiste et une fiole d'élixir de santé éternelle, on est certain que les ennuis vont s'enchaîner et qu'ils n'iront que crescendo, même en déployant les plus habiles subterfuges. Qui ne rêverait pas d'être immortel, quitte à en payer le prix fort ? Un livre qui se dévore comme un polar, et pourtant il s'agira aussi d'amour, car le principe mâle et le principe femelle participent de l'élaboration alchimique.
    Bernadette Berger tisse cette histoire avec beaucoup d'adresse, convoquant des images saisissantes et retraçant diverses pratiques ancestrales. Si aujourd'hui certains les tiennent pour obscurantistes, d'autres en revanche y ont toujours recours pour soigner le corps et l'âme.
    Elle a signé de nombreux romans, dont Le Choix d'Amélie publié aux éditions Lucien Souny (2017).
    Embarquez pour un voyage palpitant au début du XXe siècle !
    EXTRAIT
    - Dépêchez-vous de le trouver, gueulait-il, sinon il vous en coûtera. J'en connais un qui ne supportera pas un autre échec.
    Le plus costaud des deux ouvriers s'arrêta un instant pour essuyer avec sa manche la sueur qui ruisselait sur son
    visage.
    - Écoutez, patron, on ne sait même pas ce qu'on cherche ni si c'est encore là.
    - Il s'agit d'une boîte en fer ou d'un tube en cuir, enfin un objet de ce genre. Et bien sûr qu'il est là, il faut qu'il soit là... Allez, zou ! Au boulot si vous voulez être payés !
    Marie était stupéfaite : le fils de la dame était revenu des Amériques. Mais alors, pourquoi sondait-il le sol de sa propriété la nuit en cachette ? À la réflexion, non, ce n'était pas lui. M. de Rochaubert était petit et trapu, elle l'avait aperçu à l'enterrement de sa mère. Tandis que l'individu qu'elle voyait gesticuler, sa lampe au bout du bras balançant des ombres fantomatiques sur les murs de cette petite pièce carrée, avait une silhouette fine et élancée. Et puis celui-ci semblait jeune, pas plus de trente-cinq ans, alors que le
    fils de Mme Odile avait cinquante ans bien sonnés à cette heure.
    - Qui êtes-vous ? leur cria Marie, et que faites-vous là ?
    Dans un bel ensemble, ils tournèrent la tête dans sa direction. Puis le chef fit un signe aux deux autres qui sortirent précipitamment. Avant de comprendre ce qui lui arrivait, la pauvre vieille fut
    empoignée par des mains puissantes et traînée jusqu'au talus. La dernière chose qu'elle remarqua avant d'être projetée au bas de la pente, c'est qu'un de ses assaillants avait un magma informe à la place de l'oreille droite. Quelqu'un lui avait coupé le pavillon, ne laissant qu'une large entaille au bout de laquelle pendait le lobe.
    Son corps ricocha contre les troncs d'arbres plantés le long de la butte. Ses sabots passèrent devant et roulèrent jusqu'au ruisseau. Enfin, sa tête cogna contre une souche et une large auréole rougeâtre s'étala derrière son crâne.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Déjà enfant, Bernadette Berger aimait inventer et raconter des histoires, à tel point qu'elle s'était instaurée conteuse de sa bande de copains. Aujourd'hui, elle continue à écrire des histoires, de celles qui semblaient émouvoir ses amis à l'âge des jupes courtes et qui régalent les lecteurs actuels. L'auteur est originaire d'Auvergne, et vit à côté du Puy-en-Velay.

  • Deux jeunes filles perdent leur bébé à la naissance et quittent ensemble l'Espagne pour la France.
    Pilar et Inma font connaissance dans un couvent en Catalogne. Filles-mères abandonnées et pauvres, elles vont accoucher dans des conditions épouvantables pendant le rigoureux hiver de 1955-1956. Aucun de leurs deux bébés ne survivra. Plus rien ne retient alors les deux jeunes filles en Espagne : ni famille, ni emploi, ni argent, ni amour. En revanche, un avenir plus radieux les appelle en France : un oncle et une tante de Pilar acceptent de les accueillir chez eux. Elles y trouveront du travail et l'une d'elles gagnera même le coeur de l'instituteur. Conscientes de leur chance, elles n'en n'oublient pas pour autant leurs nourrissons « repris par le Seigneur », ni les petites tombes blanches jamais fleuries, perdues dans ce lointain cimetière d'Espagne. Le vieil oncle aime leur raconter l'histoire de leurs aïeux, émigrés en France, et elles apprennent ainsi de stupéfiants détails sur leurs parents. La visite inattendue de personnes surgissant justement de ce passé va transformer leur vie. Une histoire aussi passionnante qu'émouvante, largement inspirée du scandale des bébés volés en Espagne - 300 000 enfants subtilisés à leur mère sous la dictature de Franco.
    Laissez-vous emporter par ce roman historique émouvant qui vous fera découvrir le parcours de deux jeunes mères au milieu du XXe siècle. Une histoire inspirée du scandale des bébés volés sous la dictature de Franco.
    EXTRAIT
    - Regarde ! Ça y est, nous sommes en France ! Tu crois pas qu'on...
    Inma regarda son amie et s'arrêta, interdite. Pilar pleurait silencieusement, secouée par des spasmes, et elle ne semblait pas porter le moindre intérêt à leur entourage.
    - Mais, qu'est-ce que tu as ? J'ai bien vu que tu étais silencieuse depuis un bon moment. Je te croyais seulement fatiguée. Allez ! Dis-moi pourquoi t'es si triste ? La belle aventure commence ici ! Tu te rends pas compte de la chance qu'on a ? Un nouveau pays, une nouvelle vie...
    Pilar sanglotait discrètement dans son mouchoir. Elle ne voulait pas que les autres passagers remarquent ses larmes.
    - C'est vrai que je suis épuisée, mais ce n'est pas pour ça que je pleure. C'est que je me rends compte tout à coup, peut-être pour la première fois, que c'est vraiment fini ! Rafael est mort ; du moins il a disparu et je ne le reverrai plus. Notre pauvre petit bébé n'a pas survécu. Je n'ai plus rien. Plus personne. Ni même mes gentils patrons !
    Comme à chaque fois qu'elle éprouvait une crainte, une angoisse ou une déception, Pilar se mit à toucher le bijou de sa maman, son collier porte-bonheur. Habituellement, le simple fait de le frotter entre ses doigts et de sentir sa douce texture lui apportait un certain apaisement, mais, cette fois-ci, la douleur morale, énorme, menaçait de la submerger.
    - À la maternité, tout s'est passé tellement vite, tu te souviens ? Les soeurs nous ont presque bousculées pour qu'on parte ! Après, c'était la paperasse, le voyage à préparer, les quelques adieux à faire. Et puis, allez, vite, vite ! Dans le bus, dans le train... Je n'ai même pas eu le temps de pleurer. Mon amour, mon bébé... mon pays...
    Elle paraissait abattue, incapable de continuer. Et pourtant, le train s'était immobilisé. Il allait falloir descendre !
    - Mi alma, mon âme, il faut être forte. Tu pleureras plus tard ! Nous reparlerons de tout ça, je te le promets. Mais là, tout de suite, il faut vite prendre nos affaires et suivre les autres passagers pour voir où ils vont et ce qu'ils font. Notre premier problème ne va pas tarder à se présenter. On est en France maintenant et, toi et moi, on parle pas un fichu mot de français !

  • Un véritable plaidoyer pour la cause animale. 1718 - La capitale n'a encore rien perdu de son aspect provincial. C'est dans ce Paris, où les riches demeures côtoient les chaumières de boue, qu'un enfant assiste, épouvanté, à un meurtre commis par ses camarades de jeu. Douze ans plus tard, dans la nuit du 16 au 17 novembre 1730, des chats sont victimes d'une féroce tuerie organisée par des typographes de la rue Saint-Séverin pour se venger de leurs patrons. Atroce fait divers qui va réveiller, chez l'enfant, une colère jamais apaisée par le temps. L'enquête est confiée à l'attachant commissaire Gratien Chantereau et à son inséparable compagnon, le chien Pug. Un roman émouvant, aux personnages fantasques et captivants. Des dialogues émaillés d'humour - grâce aux trouvailles de la langue et aux menus anachronismes malicieux, glissés de-ci de-là. On y retrouve certaines figures historiques comme le peintre Chardin ou le jeune Louis XV, âgé de vingt ans. Une véritable comédie humaine, frappante de modernité - avec le récent projet de considérer les animaux comme des personnes -, qui passionnera tous les lecteurs convaincus qu'aimer les animaux rend les hommes meilleurs. Cette enquête captivante nous plonge dans le Paris du 18e siècle tout en abordant des thèmes marqués par la modernité. EXTRAIT - Vous ne portez point perruque? s'enquit le lieutenant général,dont le pied droit battait impatiemment le sol. Encore un qui accorde peu de crédit aux hommes qui portent les cheveux de leur cru. Il pourrait bien s'en repentir, le petit seigneur de Fontaine-l'Abbé et de Vaucresson. Sois prompt, Gratien, à la repartie, et n'attends pas qu'il te prie de t'asseoir pour le faire. Comment peut-on espérer être engagé dans la police et se montrer aussi malappris? Cessons de crier au paradoxe et soyons à l'écoute de ce qu'il lui dit. - Les perruques masquent notre personne. Aussi ai-je choisi de ne point cacher ce que la Nature m'a donné, répliqua-t-il en prenant place sur la chaise. Son fier culot fut reçu par une mimique de dédain. - C'est la main de Dieu qui nous donne, corrigea le magistrat. Faites attention, toutefois, à ne pas trop jouer à jeu découvert. La prudence ne se trouve guère avec la jeunesse. À PROPOS DE L'AUTEUR D'origine corse, Anne-Marie Mitchell possède la double nationalité franco-britannique. Critique littéraire à La Marseillaise, elle est aussi romancière et essayiste. Passionnée par certains auteurs, elle porte un oeil d'entomologiste sur leurs oeuvres. Elle a signé ainsi un livre sur George Sand, un autre sur Guillevic, un troisième sur Ismaïl Kadaré. Son Rhapsode albanais fut la première étude publiée en France sur cet écrivain. Ardente défenseuse de la cause animale, son livre L'Humain me fatigue, Voyage avec mon chat (préfacé par l'écrivain Gilles Lapouge) a rencontré un formidable succès et a frôlé le Prix Littéraire 30 millions d'Amis en 2007.

  • Un meurtre sordide, un enlèvement, plusieurs disparitions... La police se lance dans une vaste enquête qui aboutira à de nombreuses révélations !
    Peu de temps après les funérailles du vieil Adrien Ragnotti, le corps de son fils Jacques est retrouvé sur une plage, une croix gammée gravée au fer rouge dans le dos. Sur le registre de condoléances, on lira la même phrase que celle écrite lors de l'enterrement de son père : Souviens-toi du 6 juin.
    Alors que la police peine à trouver une piste, la soeur et les deux autres frères de Jacques disparaissent tour à tour. L'enquête pour meurtre puis pour enlèvement conduira les flics de l'Alsace au Roussillon en passant par Cortona, un village toscan. Mais la fratrie reste introuvable. En revanche, les souvenirs inaltérables et douloureux qu'a laissés une époque troublée et somme toute assez récente de notre Histoire refont surface et ravivent les sentiments les plus noirs et les plus violents.
    Rythme effréné et diabolique pour une affaire dont les ramifications sont beaucoup plus complexes et sordides qu'il n'y paraît.
    Pierre Brocchi est l'auteur de précédents polars dont Aucun répit, paru aux éditions Lucien Souny en 2018.
    Découvrez une enquêtre haletante au travers de la France et de l'Italie, sur les traces d'anciennes mémoires rescapées des camps de concentration. Un roman noir à lire au plus vite.
    EXTRAIT
    Toujours la même église à l'orée de la pinède de Juan-les-Pins, mais une foule nettement moins nombreuse. Arrivés dans des 4x4 rutilants, coupés et autres voitures de luxe, une majorité de gens inconnus de Daniel et de Max se sont rassemblés par petits groupes. Ils donnent l'impression de tous se connaître et chuchotent devant le cercueil de Jacques comme s'ils craignaient de le réveiller. Certains sont venus présenter leurs condoléances à la famille, d'autres pas. En côtoyant autant de costumes Boss ou Armani, Max bombe le torse. Au milieu des clones de son frère décédé, il a le sentiment d'intégrer le monde des riches. Daniel les regarde avec mépris. La caste des friqués, pas son monde. Une femme inconnue pleure. La première épouse de Jacques est venue, c'est à peu près la seule qu'il reconnaît. Il la voit sourire pour la première fois et se doute du pourquoi ! Lors du divorce, ses avocats n'avaient pas fait le poids devant ceux de son frère.
    L'homme des montagnes est choqué de se retrouver là si peu de temps après y être venu. Il ne peut pas s'enlever de la tête ce qu'a subi son frère avant de mourir. Les détails sordides que lui ont rappelés les policiers. Le choc reçu à la tempe et les traces de brûlures sur la poitrine faites par le Taser ainsi que cette croix gammée incompréhensible. « Les idées de Jacques ne le portaient certainement pas à gauche, mais de là à... » Les traces de frictions de haut en bas au niveau des chevilles, laissées par des attaches en fer, menottes très probablement, et le bout qui avait servi à le traîner... Jacques avait été jeté à l'eau, pieds et mains attachés, encore vivant et tiré par le bateau jusqu'à la noyade ! Daniel regarde le cercueil. 
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Depuis qu'il a raccroché les baskets - il était prof d'EPS, Pierre Brocchi écrit. Il a signé Aucun Répit (2018) aux éditions Lucien Souny. Avec Oubli interdit, il tenait à évoquer la tragédie qui s'est déroulée dans le camp de Saint-Cyprien en 1940 où le gouvernement français y a parqué des milliers de réfugiés. L'auteur construit un scénario sur un rythme effréné et diabolique pour une affaire dont les ramifications sont beaucoup plus complexes et sordides qu'il n'y paraît.
    Pierre Brocchi est originaire d'Antibes, ville où il réside encore aujourd'hui.

  • Alors que la plupart des jeunes partent en ville pour trouver un travail attrayant, Clément veut rester vivre dans les bois à tout prix, malgré les imprévus...
    ?Clément est le dernier à faire couler la sève des pins, cette larme d'or dont parlait Théophile Gautier. À cette heure, toute la jeunesse abandonne la forêt et part en ville : dans les usines, on propose des conditions attirantes et des salaires réguliers et confortables. Mais lui fait de la résistance pour vivre dans le cadre qu'il aime : au milieu des bois avec mémé Justine. Il se déplace encore avec la vieille mobylette du grand-père. Bien sûr, les filles l'ignorent, et l'on se moque de lui. Mais peu lui importe ! Sauf qu'un jour, il perd son travail, sa grand-mère disparaît et le propriétaire de la maison qu'il habite le congédie. La situation semble sans issue. Il n'a pas d'amis à qui se confier. Pourtant, c'est le boucher du village qui évoque le concours de garde-chasse... Avant même de contacter l'Administration, Clément se prend à rêver : continuer à arpenter la forêt, acheter cette Renault 4 avec l'argent qu'il a découvert dans la boîte à biscuits de mémé Justine. Il est prêt à faire des efforts, même des sacrifices si l'équilibre est à ce prix. Mais est-ce que cela sera suffisant ? Trouvera-t-il la force d'avancer envers et contre tout ? Un roman plein d'amour, de tension et de tendresse.
    Clément pourra-t-il rester vivre dans la forêt et obtenir le poste de garde-chasse malgré les difficultés ? Suivez son parcours surprenant et touchant dans ce roman historique empli de tensions, mais aussi de tendresse et d'amour.
    EXTRAIT
    Sans s'en rendre compte, il avait parcouru pas loin d'une dizaine de kilomètres, empruntant un itinéraire bien rodé qui le ramenait au pied de sa demeure. S'il n'avait pas tiré un seul coup de fusil, il avait tout de même cueilli quelques cèpes ! Avant de passer en cuisine, il devait attraper cinq ou six poulets et les isoler pour le marché de samedi. Il en avait déjà cinq en commande, mais il en prévoyait toujours un de plus. Il y avait souvent un acquéreur à la recherche d'une volaille.
    Lorsque, enfin, il eut rentré son bois - il se chauffait avec la cuisinière et la cheminée d'un autre âge -, la nuit était tombée. Il alluma la radio pour écouter les informations. De Gaulle avait été désavoué, et Pompidou, fraîchement élu, se rodait au pouvoir. Sans faire de politique, Clément aimait se tenir au courant. Il avait l'impression que la société prenait un tournant. Malgré les allégations des uns et des autres, il fallait admettre que, petit à petit, l'argent prenait le pas sur l'homme. Or, dans sa conception, il estimait que l'on devait privilégier l'homme, que l'argent devait être le fruit du travail et pas celui de la spéculation. Ceux qui ne le connaissaient pas ne pouvaient pas imaginer qu'il était capable de ce type de réflexions. Il n'avait pas fait d'études. Mais il était doté d'un réel bon sens. Une remarque désobligeante avait fusé un jour à son adresse. Il se trouvait au comptoir d'un café et elle venait d'un autre client. Un camarade de classe qui le connaissait bien avait pris sa défense : « Méfie-toi de Clément, ne le prends pas pour un idiot. Ce n'est pas parce que tu gagnes davantage que tu es plus intelligent que lui... »
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Viscéralement attaché à sa terre, Jean-Paul Froustey plante toujours ses décors au coeur de la forêt landaise, un milieu magique et poétique. Il a signé précédemment, aux éditions Lucien Souny, Un Héritage scellé sous la pierre, Entre deux vagues, Le Gardien des abeilles et d'autres encore.

  • Une amitié entre deux fillettes : l'une au caractère bien trempé, l'autre dont la vie a totalement basculé.
    ?Hélène déteste les filles de sa classe et se bat comme un garçon. Elle fera sa communion juste pour ne pas contrarier sa mère ! À douze ans, elle pose déjà un regard exigeant sur le monde des adultes duquel elle préfère se détourner en vagabondant sur les coteaux qui entourent le village ou en retrouvant son seul ami, Charles, les jeudis. Cette vie étriquée bascule le jour où un couple d'Espagnols, fuyant le régime de Franco, débarque avec leur fille Mona du même âge qu'elle. « Des étrangers qui ne parlent même pas le français... ils viennent nous voler notre travail. » Les esprits s'échauffent dans le vignoble. L'existence y est rude. Tout peut chavirer brutalement. Hélène, l'insolente, décide de prendre Mona, la silencieuse, sous son aile. Son amitié, ses attentions, sa générosité suffiront-elles pour sortir Mona de cet univers impitoyable qu'elle découvre ?
    Des personnages torturés, mais aussi attachants, dans cette bouleversante histoire qui restitue de façon magistrale le climat des bourgades dans les années soixante.
    Un roman empli de douleur mais aussi de beauté.
    EXTRAIT
    La bâche de la camionnette résiste aux assauts du vent. La pluie crépite en s'abattant sur la toile. Les claquements secs la maintiennent éveillée. Elle sait qu'elle ne dormira pas. Le bruit du moteur, les couinements, et puis cette anxiété diffuse qui lui étreint la poitrine. Malgré ses douze ans, Mona n'a pas vraiment peur. C'est son père qui conduit. Il lâche parfois quelques jurons et rien que cela lui fait monter les larmes aux yeux.
    Elle est bien calée à l'arrière du véhicule, protégée par de grosses couvertures qui, avec l'humidité, sentent le mouton. C'est une odeur familière, rassurante. L'odeur de son pays natal, l'Espagne, de son village Moral de Calatrava, de l'enfance heureuse qui s'est brisée net un soir de septembre 1962, alors qu'elle rentrait de l'école. Elle a tout de suite compris que plus rien ne serait pareil. Comment aurait-il pu en être autrement tandis que son jeune frère gisait au pied de la charrette, fauché par le tir d'un pistolet ? Le « PA Ruby 7,65 mm » réglementaire, précisait le rapport de la Guardia Civil... Un voile rouge lui a brouillé la vue. Une poigne puissante l'a plaquée au sol et une main rugueuse s'est collée contre sa bouche pour l'empêcher de crier. Elle sent encore l'odeur de la poussière lui pénétrer les narines avant de s'évanouir.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Anne Mesdon est originaire d'un village en plein coeur du vignoble nantais. Dès son plus jeune âge, elle prend plaisir à raconter des histoires, à « se » raconter des histoires durant les longs trajets qui la séparent de son foyer au village, à l'école, et plus tard, à l'arrêt du car.
    Au fil du temps est né le besoin de les transcrire et de ranimer les émotions. Aujourd'hui, ses fictions mêlent habilement des éléments autobiographiques à des évocations de la France des années 60. Elle espère réussir à créer un lien entre le passé et le présent pour le transmettre au lecteur.
    L'auteure vit à Nantes.

  • Denis Farenc tente le tout pour le tout pour préserver la nature et la Méditerranée qu'il aime tant.
    Denis Farenc, cadre à la retraite, entretient avec la Méditerranée un lien fort, qu'il transmet à ses petites-filles lors de mémorables sorties en bateau. Mais au fil des années, il observe la dégradation de cette mer mutilée par des pratiques humaines. Et que dire du reste de la région qui s'appauvrit irrémédiablement, d'où disparaissent les ressources et les savoirs ancestraux ? Plus alarmantes encore sont ces étranges maladies qui frappent ses proches. Brisé par ce qu'il voit et ce qu'il apprend, Denis, de nature placide et joviale, va peu à peu se révolter et commettre un acte aussi insensé que dérisoire. Une intrigue fascinante, un éclairage intimiste et poignant, ce roman, porté avec finesse par la beauté des paysages, laisse entendre les souffrances de notre planète.
    Pierre Micheletti, médecin, parcourt tous les continents depuis trente ans. Observateur attentif des désordres de l'environnement, il sait que, si la réalité est mondiale, elle n'est pas pour autant exempte de déclinaisons locales. Et c'est en terre du Languedoc qu'il a choisi de situer son histoire. Il est vice-président d'Action Contre la Faim, après avoir dirigé Médecins du Monde (2006-2009).
    Quel acte, dérisoire et insensé, Denis a-t-il commis ? Découvrez ce roman à l'intrigue fascinante et laissez-vous toucher par les souffrances de notre planète au bord de la Méditerranée.
    EXTRAIT
    Son masque à peine ajusté, Denis sauta palmes premières de la poupe de l'Antares. Il fallait attendre quelques instants, laisser le temps de se réchauffer à la pellicule d'eau glissée entre sa peau et la combinaison de néoprène. Il resta immobile pour que l'opération s'accomplisse sans retard. Peu à peu, un sentiment familier de bien-être le gagna, entouré du silence ouaté de l'immersion.
    « Tu donnes le mauvais exemple à ton fils ! » lui aurait une nouvelle fois reproché Catherine à son retour, inquiète des plongées solitaires dont il était devenu friand. Avec l'expérience, il avait conçu une sorte de dépendance à leur égard. Un besoin de l'alchimie particulière que produisaient sur lui les sensations inhabituelles de l'apesanteur, du silence sépulcral et d'une palette de couleurs résumée par un dégradé de gris. En dehors de la découverte de la vie marine, la plongée est d'abord une expérience improbable des sens. Avant le voyage prévu à Toulouse, il avait besoin de cette rupture apaisante. Il avait confié la garde de Rose à Patricia, la femme de Jordi, qui accueillait ses propres petites-filles pour la journée.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un très beau roman, d'une grande portée philosophique, attachant dans sa construction et tellement d'actualité. - LaMuseEnParle, Babélio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Médecin, Pierre Micheletti entreprend ses premières expériences à l'étranger en 1985. Il rejoint Médecins du Monde en 1987, tant que chef de mission au Guatémala, puis devient directeur des programmes en 1996, avant d'être élu à la présidence en 2006, responsabilité qu'il exercera jusqu'en 2009. Depuis, il est professeur associé à l'IEP de Grenoble et co-dirige les masters Organisations internationales et Politiques publiques de santé.

  • Faut-il donc être fou pour rester vivre si près des cimes ?
    Aux Collets, la vie n'est que misère et chemin de croix. La neige sévit six mois durant et paralyse ainsi le hameau. Quand elle cesse de tomber, ce sont des pluies torrentielles qui se déversent, emportant tout sur leur passage. Puis soufflent les vents, éreintant les esprits les plus courageux. Les terres sont si maigres que le grain ne peut y germer. Et pourtant cinq familles vivent au gré des saisons et des corvées. Mais elles ne renoncent pas pour autant au bonheur. Petits et grands gardent au fond de leur coeur une part d'innocence, et les plaisirs, si rares soient-ils, prennent une autre importance.
    Un roman savoureux, juste et vrai, infiniment touchant, au coeur d'une région âpre et magnifique. Alysa Morgon parvient à mêler tragédie, humour et poésie, pour restituer les sentiments et les émotions de ses personnages face aux éléments les plus hostiles et aux événements les plus terribles. Et puis, soudain, contre toute attente, la vie et l'amour reprennent peu à peu leurs droits...
    Une plume poétique qui nous fait dévaler les vallées et suivre le cours des rivières.
    EXTRAIT
    Il a plu toute la nuit, autant que mon coeur a pleuré, et ce matin, de guerre lasse, tout est gris. L'averse a lavé à grande eau les couleurs de l'été qui s'échappent à petits pas feutrés, barrant l'horizon de brumes longues et lasses, marche de chemineau. Le ciel semble si bas qu'il glisse sur les coeurs un manteau de tristesse, et pose sur le mien une chape de plomb qui sans cesse m'oppresse.
    Le cimetière est clôturé par un maigre muret qui s'obstine à vouloir dessiner un drôle de carré. Il est si exigu, si vieillot, si menu, que les tombes s'y mêlent tête-bêche, dos contre dos, dans un méli-mélo qui lui donne ce petit air revêche, désuet, attendrissant, tout mélangé. Les cloches égrènent un glas lourd, lent et ténébreux, tandis que la foule se glisse entre les stèles, en serpents sinueux, une laine au fuseau. Elle suit le corbillard tiré par le mulet, parapluies grand ouverts en ailes de corbeaux. Jour de chagrin
    pour accompagner le défunt, le suivre dans ses derniers instants, son ultime chemin. L'assistance se serre en une forme ronde, agglutinée tout autour de la fosse creusée. Le cercueil attend sur le bord, près du tas de terre noire qui semble déjà porter le deuil dans ses entrailles, dans ses pensées.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    L'amour d'Alysa Morgon pour la nature imprègne chaque page de cette histoire. Et grâce à la poésie qui se dégage de sa plume, l'auteur nous fait cadeau de ce merveilleux sentiment de connaître vraiment quelqu'un qui n'existe pourtant que dans un livre.
    Alysa Morgon est née en Provence. Elle y passe toute son enfance et sa jeunesse, entreposant méticuleusement dans sa mémoire des souvenirs qui nourriront son imagination de romancière des années plus tard. À vingt ans, elle change d'accent et s'installe dans les Hautes-Alpes, où elle réside encore aujourd'hui (Gap). Dans chacun de ses romans, les lecteurs retrouvent les couleurs, les senteurs, les coutumes et les traditions provençales, celles d'une Provence qui a malheureusement disparu aujourd'hui.
    Précédentes publications aux éditions Lucien Souny : Un Parfum de farigoulette (Poche), Marie des garrigues, L'Épervière en Provence, Un Bouquet de fiançailles, Le Hameau près du ciel (Poche), Un Miroir en bois d'amandier, La Combe noire (Poche), Le Jardin des anges, La dernière transhumance, Les Arbres ont aussi une histoire, La Dentellière des prés.
    L'auteure vit à Gap.

  • Akowapa

    Sebastien Vidal

    Un braquage rondement mené finit par dégénérer...
    Un fourgon de transport de fonds est attaqué par trois hommes. Butin : un million-deux-cent-mille euros en petites coupures qui étaient destinées à alimenter les distributeurs de billets de la région. Mais le braquage, s'il a bien réussi, prend une tournure barbare et dégénère dans ses grandes largeurs. Un vieil homme mauvais comme la gale, son fils soumis, une jeune femme indépendante et rebelle et d'autres personnes peu fréquentables mais très intéressées par le magot vont interférer et évoluer en milieu hostile, dans une nature foisonnante et isolée. Dans ce récit crépusculaire, l'adjudant Walter Brewski est une nouvelle fois embarqué dans une enquête âpre et plus noire que la nuit. 
    Retrouvez l'adjudant Walter Brewski dans une formidable enquête sur les traces de personnages peu fréquentables.
    EXTRAIT
    Walter Brewski venait de se servir un café. Il s'était couché à deux heures du matin à cause de sa patrouille de nuit. Ils n'avaient pas trouvé la voiture de M. Farges. Comme le travail administratif s'accumulait, il avait repris plus tôt que prévu. Par la vitre de la salle dédiée à cette activité, il observait la cour de la caserne. Les joints qui ceignaient les pierres du mur d'en face donnaient l'impression de se dilater sous la lumière franche. Le téléphone sonna dans son bureau. Il posa sa tasse et fila pour décrocher. C'était encore le numéro du capitaine Leroi. Comme la veille, il hésita puis décrocha en soupirant.
    - Mon capitaine...
    - Bonjour, mon adjudant. Vous avez du monde sous la main ?
    - Comme hier, mon capitaine, mais j'ai un gars en récupération de nuit jusqu'à dix heures.
    - Oh, il est presque neuf heures et quart, il doit déjà être réveillé, ça ne fait pas une grande différence.
    - Quand c'est la troisième patrouille nocturne en six jours peut-être que ça en fait une, mon capitaine.
    - De toute façon, je n'ai pas le choix. Des randonneurs ont trouvé un véhicule calciné dans le tunnel d'accès au viaduc des Rochers Noirs.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE 
    L'auteur analyse avec brio et lucidité la complexité des sentiments les plus noirs. Ces instants hors du temps où tout peut basculer sur un détail, une situation propice, un incident de parcours, une occasion où se révèlent incontrôlables les réactions de tout individu. - Mordoc's readings
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    S'il n'écrit pas, Sébastien Vidal lit. Il ne peut envisager de passer une seule journée sans l'une ou/et l'autre de ces activités. Fin connaisseur de la littérature américaine, il se délecte aussi avec Saint-Exupéry et Michelet. Il tient un blog littéraire, de très bonne fracture, Le Souffle des mots, qui attire un public toujours plus nombreux.

  • Hotspots

    Eric Oliva

    Le groupe Klein confronté à une série de meurtres sans lien apparent et toujours plus abjects.
    Une famille russe est sauvagement assassine´e dans son restaurant. L'enque^te est confie´e au groupe Klein de l'antenne P.J de Nice. En quelques semaines, ces flics de pointe vont e^tre confronte´s a` une se´rie de meurtres, tous sur le me^me mode ope´ratoire, mais sans lien apparent et toujours plus abjects. Une cadence infernale... Si toutes les sce`nes de crime mettent en e´vidence un homme aussi violent qu'ordonne´, le manque d'indices empe^che toute avance´e. Cependant, l'ombre du psychopathe, tueur en se´rie, commence a` planer sur ces multiples affaires qui, bien vite, n'en font plus qu'une.
    Plongez dans un récit haletant et suivez pas à pas l'enquête du groupe Klein sur les traces d'un psychopathe, tueur en série, violent et ordonné.
    EXTRAIT
    - C'est ce que tout le monde croit, mais il faut savoir qu'en téléphonie, les cellules des opérateurs ont des IP tournants. Le programme les modifie automatiquement toutes les heures environ. Donc, tu ne peux pas tabler là-dessus. Je ne t'explique pas pourquoi, ça ne te servirait à rien.
    - Encore une certitude qui tombe à l'eau.
    - Actuellement, ils sont toujours en IPv4, mais devraient transiter vers l'IPv6 dans le futur.
    Sylvain, le stylo qui n'avait pas bougé d'un iota au-dessus de sa feuille blanche, décrocha à ce moment-là. Il termina son café et rappela son ami à de meilleurs sentiments.
    - Tu essaies de me paumer volontairement ou tu es vicieux sans le vouloir ?
    - Pendant une seconde, j'ai eu la joie de croire que ça t'intéressait, répondit Valentin en riant de bon coeur.
    - Oublie l'IPv machin et parle-moi de cette putain d'adresse Mac, s'il te plaît.
    - L'adresse Mac, c'est en quelque sorte le numéro de série de la carte réseau d'un appareil.
    - Il peut y en avoir deux identiques ?
    - Non, il est unique pour chaque matériel et, dans le cas présent, tu peux acter sur procès-verbal qu'un seul et même appareil s'est connecté sur trois antennes téléphoniques distinctes, à des dates différentes, pour accéder d'une façon ou d'une autre à Internet.
    - D'une façon ou d'une autre ? rebondit Sylvain. Nannnn ! Tu fais exprès de m'embrouiller, en fait !
    - Mais non, c'est très simple. Avec le peu d'éléments que tu as là, c'est impossible à confirmer. Pour ça, il aurait fallu que l'adresse Mac elle-même ait été interceptée judiciairement pour que tu puisses savoir avec certitude ce qui s'est réellement passé. La seule chose dont tu peux être sûr, dans le cas présent, c'est que l'utilisateur de l'appareil s'est connecté sur le Net. Le reste n'est que spéculations. Il a pu ouvrir Google, Firefox, Safari ou n'importe quel autre logiciel nécessitant Internet. Il a aussi pu en profiter pour télécharger ou envoyer des fichiers, du style audio, photo, vidéo... En somme, n'importe quoi qui requiert une connexion.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    E´ric Oliva a inte´gre´ la police nationale depuis 27 ans. En Seine-Saint-Denis, dans les Bouches-du- Rho^ne et les Alpes-Maritimes. Une expe´rience he´te´roclite, riche, dure, singulie`re, complique´e qu'il a voulu, d'une certaine fac¸on, partager. Il se met alors a` jeter des mots sur une feuille blanche. "La blancheur s'apparente souvent aux victimes tandis que l'encre noir reste l'apanage des me´chants". Le re´sultat est d'une cruelle ve´rite´ sans fards, des e´crits d'un re´alisme muscle´, car le terrain, les hommes, les affaires, il les connai^t. Il vit a` Nice et il exerce au sein d'un groupe d'enque^te a` l'antenne de la Police Judiciaire de Nice.

  • Des événements tragiques apparaissent à l'horizon. Aymeric Le Bellec ne sent venir la catastrophe que trop tard.
    ?Une simple faute d'inattention, c'est ce que plaide Aymeric Le Bellec au moment où on le découvre en tenue d'Adam dans le vestiaire des femmes de la salle de sport de son entreprise. Mais qu'est-il en mesure de prouver ? S'ensuit un odieux chantage qui va conduire celui qui se voyait déjà à la tête de la FrogAmber, rayonnante compagnie d'énergie renouvelable, à enchaîner les erreurs quand il tentera de couvrir ses agissements graves par des actes pires. Obnubilé par les menaces qui pèsent désormais sur sa carrière, il en néglige une autre bien plus terrifiante encore. On ne s'est pas méfié du froid venu de Sibérie, qui s'abat sur Paris et l'Europe. On aurait dû, car le black-out électrique est imminent. Un drame aux conséquences incalculables.
    Après S.N.O.W. (2018) qui avait plongé le lecteur dans les méandres de la finance, Régis Bégué nous livre ici un roman d'anticipation sur la fatale panne d'électricité, l'une des hantises de notre monde moderne hyperconnecté. Lorsque géopolitique et spéculation énergétique se mêlent, le résultat est des plus apocalyptiques, mais le scénario bien trop réel.
    Aymeric Le Bellec va devoir faire attention à bien choisir les personnes auxquelles il accorde sa confiance...
    EXTRAIT
    Le moment était délicieux, je pourrais encore l'en remercier. Enivré par l'extase, je crois que je ne réalisai pas tout de suite. Je la voyais gigoter contre moi, me griffer passionnément. Il me fallut probablement de longues secondes, trop longues, pour
    comprendre qu'en réalité elle se débattait désormais. Non qu'elle refusât l'étreinte ou qu'elle eût brusquement changé d'idée. Mais un événement s'était produit dont, dans ma fougue, je n'avais pas pris conscience. Nous n'étions plus dans le noir. Et nous n'étions plus seuls dans le vestiaire.
    Pivoine, l'épouvantable trésorière du groupe, la mégère, l'indescriptible commère du septième étage, celle dont la langue de vipère jaillissait si facilement de derrière ses lèvres trop pulpeuses pour être vraiment tendres et trop rougies pour être honnêtes, écarquillait ses grands yeux globuleux devant le piètre spectacle que nous donnions à voir. Les deux gros calots bleu-gris semblaient incapables de se détacher de nos peaux humides et découvertes. Il fallait réagir.
    De manière fugace, je m'imaginai étrangler la curieuse en un tournemain et me débarrasser promptement de son corps. Mais la diablesse pesait son poids. Je me
    vis traînant cette masse dans le vestiaire, la fourrer difficilement dans mon sac de
    sport préalablement vidé, hisser le tout dans le coffre de ma voiture, avec l'aide de Chloé, et... Et après ? Je renonçai bientôt à ce projet séduisant, mais absurde.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Formé aux mathématiques, à l'économie et au commerce, c'est par hasard que Régis Bégué entre dans la finance, en 1994. D'abord courtier, il est aujourd'hui gestionnaire dans une grande institution. Un détail d'importance puisque ce nouveau polar prend corps sur fond d'intrigue financière et de spéculation boursière.
    Ce métier exigeant nécessite des soupapes d'aération et d'oxygène. Il les a trouvées avec l'écriture, mais également le piano, la peinture, le théâtre, le chant !
    En 2000, il s'est attelé à son premier roman, Les cimes ne s'embrassent pas, dans lequel il a créé le village imaginaire de Saint-Ravèze, que l'on retrouve dix-huit ans plus tard dans S. N. O. W. Entre les deux, il n'a jamais vraiment posé la plume ni abandonné le clavier. Et tant qu'il aura des histoires à raconter et qu'il y aura des gens pour les lire et les aimer, il continuera !
    Il est né, a grandi et réside en région parisienne.

  • Catherine retrouve sa région d'origine. Et Antoine, dont elle était si proche étant jeune. Mais se tiennent maintenant entre eux les années et les évènements.
    Catherine, journaliste à Paris, arrive comme chaque année en Ardèche pour passer des vacances auprès de sa tante, une vieille dame originale, qui l'aime profondément. Elle retrouve avec émoi le domaine familial blotti au coeur d'une nature sauvage et enchanteresse. Veuve depuis peu, elle entend aujourd'hui mener sa vie à sa guise. Elle apprend que son petit-cousin, Antoine Fabras, est resté au pays et qu'il s'est lancé courageusement dans l'arboriculture. Elle découvrira aussi que ce n'est plus le tendre garçon qui l'adorait, mais un homme farouche que les déceptions ont rendu amer et méfiant.
    /> Suzanne de Arriba nous fait rêver avec ce roman, dense et vibrant d'émotions. Elle tisse avec finesse et subtilité les portraits croisés de femmes au caractère bien trempé. Elles ont dans le sang la vivacité des cours d'eau sauvages et tumultueux de leur région.
    Un roman sentimental d'une justesse sans faille.
    EXTRAIT
    Catherine a acquiescé, machinalement. Des pensées tourbillonnent dans sa tête. À Paris, elle rêve de l'Ardèche. Dès la fin du mois de mai, elle se prépare mentalement au retour. Elle y est, alors pourquoi ce sentiment de tristesse ? C'est qu'il manque quelqu'un, ici ! Elle se revoit se baignant avec Antoine dans le Doux. Enfant, il a toujours été aussi grand qu'elle, malgré leurs trois années de différence. Adolescent, il l'a vite dépassée d'une bonne tête. Pourtant elle n'est pas particulièrement petite, un mètre soixante-quatre, une bonne moyenne pour une femme. Qu'est devenu Antoine ? Pense-t-il parfois à elle ? Il y a si longtemps... La reconnaîtrait-il, seulement ?
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    "J'aime décrire, avec toujours la nature en toile de fond, des personnages aux prises avec le quotidien ce qui les rend proches des lecteurs, sans exclure de les transporter dans un monde où il fait bon vivre après les épreuves qui ne manquent pas comme dans toutes les vies. Absorbés par leur travail et leurs interrogations, mes « héros du quotidien » doivent faire preuve de générosité et de bons sens pour échapper à des situations qui peuvent devenir très douloureuses, sur tous les plans".
    Suzanne de Arriba évoque avec une grande justesse les gens ordinaires et leurs expériences qui elles, c'est bien connu, n'ont rien d'ordinaire. Elle sait saisir les petits détails pleins de sens de la vie quotidienne. Cette sensibilité se traduit sous sa plume par un style à la fois réaliste et naturel. Elle fait également preuve de tendresse et de compassion envers ses personnages, ce qui ne l'empêche pas de rire d'eux parfois ! Originaire de la vallée du Rhône, elle vit aujourd'hui en Isère, à la Côte-Saint-André. Elle est l'auteure d'une quarantaine de romans.
    Précédentes publications aux éditions Lucien Souny : Le Mas Serpolet (2009), Une famille du coteau (2010 et en poche en 2016), La Terre des retrouvailles (2011), La Saison des sorbiers (2012), Les Trois fleurs (2013), La Bergerie des Sources (2014), Une Vie en chantier (2015), Le Troupeau sous l'orage (2016), Le Val aux iris (2017), Un Ange égaré sur la terre (2018), mais également en version poche, Le Vent sur les longues terres, Le Fils d'Yvonne, Le Chemin des châtaigniers.

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