Presses universitaires de Louvain

  • En Belgique, comme dans de nombreux autres pays, on s´accorde pour considérer que l´articulation entre vie professionnelle et vie familiale n´est ni une simple affaire privée relevant de choix individuels, ni une problématique qui concernerait uniquement

  • De manière récurrente, les politiques ont invoqué comme finalité de promouvoir une plus grande « démocratisation » de l´enseignement. Dans les faits, la démocratisation scolaire s´est révélées surtout une « massification ». Elle a été davantage « quantitative ». Les chances d´obtenir un diplôme restent toujours aussi mal réparties en fonction des origines sociales ou culturelles. La réussite scolaire est très inégale et les jeux de distinction face à l´offre éducative sont multiples. Dans cette situation, l´« égalité des chances » semble (de plus en plus ?) un idéal inaccessible, au point que nombre d´interrogations sont aujourd´hui ouvertes sur ce que recouvre ou doit recouvrir la notion de « justice scolaire ». Dans les pratiques, les voies à suivre semblent également de plus en plus difficiles à mettre en oeuvre. Bref, l´école démocratique de masse reste encore à inventer. On s´interroge ici sur plusieurs facettes des processus qui se jouent au sein de l´école : Quelles nouvelles définitions de la justice scolaire défendre d´un point de vue éthique et politique ? La réalité du « marché scolaire » est-elle indépassable et hors de portée de l´action des pouvoirs publics ? Les pratiques des établissements peuvent-elles contribuer à l´égalisation des chances ou sont-elles seulement le reflet des inégalités sociales ? Les dispositifs pédagogiques peuvent-ils faire la différence dans la réussite des élèves ? Sont-ils neutres socialement ? Les élèves victimes de relégation peuvent-ils encore croire dans le discours et les pratiques scolaires ? Au-delà de l´école, les dispositifs d´insertion sont-ils en mesure d´éviter le caractère irréversible de l´exclusion ?

  • Contredire l´entreprise, c´est produire un discours critique qui dit quelque chose de l´entreprise - mais quelque chose qu´elle ne maîtrise pas. C´est donc s´inscrire à rebours du discours autorisé, égratigner le côté lisse de cette communication aujourd´hui sujette à la contestation et à la méfiance des publics liés à l´entreprise : travailleurs, consommateurs, associations, partenaires sociaux, pouvoirs publics. En prenant le contrepied du thème d´un colloque précédent (« Dire l´entreprise », 1990), les organisateurs de la journée d´hommage au Pr Axel Gryspeerdt ont paradoxalement illustré la continuité des interrogations qui travaillent les discours de et sur l´entreprise. En faisant la part belle aux praticiens de la communication, à la diversité des sujets et à leur dimension internationale, les éditeurs offrent ici un panorama à la fois cohérent et contrasté de ce thème d´actualité et d´avenir.

  • L'Afrique n'a jamais cessé de susciter l'intérêt et d'attirer les convoitises des grandes puissances, faisant souvent planer le soupçon d'une nouvelle forme de colonisation sur une présence qui s'annonce comme strictement économique et marchande mais joue inévitablement sur un fond géopolitique. Dans ce concert d'influences, si les États-Unis et l'Europe gardent une place importante, la Chine se présente comme la nouvelle puissance, sans complexe lié au passé, sans états d'âme quant au bien-être des populations ou au respect des droits de l'homme. Quel modèle préférer : le modèle occidental, qui associe le développement économique à la coopération au développement, ou le « modèle de Pékin » qui ne fait pas mystère de son pragmatisme ? À moins qu'il existe une troisième voie, qui aurait l'avantage d'associer la haute technicité du premier avec l'inépuisable main-d´oeuvre du second... Cet ouvrage passe en revue les différents acteurs économiques en Afrique, évalue leurs poids respectifs, met au jour leurs enjeux et pointe les perspectives. États, entreprises, institutions entretiennent des rapports de force entre eux et avec les États africains. L'auteur offre une vision lucide sur le présent de leur engagement, et aussi sur ce que pourrait bien leur réserver l'avenir dans un continent au potentiel encore largement ouvert.

  • Le manuscrit, par sa rareté, sa fragilité et les soins de conservation qu´il requiers, fascine le grand public. Il est aussi un support essentiel du métier d´historien. Les mutations récentes provoquées par les progrès informatiques et l´arrivée de nouveaux moyens d´analyse et de signalement des documents bouleversent depuis quelques années la recherche historique. Ce volume livre les réflexions de vingt chercheurs belges et français autour de leurs propres pratiques historiennes et approches méthodologiques. De l´enquête sur l´élaboration du manuscrit depuis le Moyen Âge à la constitution de corpus de recherche grâce aux bases de données archivistiques, de l´analyse et de l´édition critique des documents aux nouvelles perspectives offertes au signalement dans des réservoirs documentaires accessibles sur la Toile, de la conservation à l´émergence d´outils numériques, différentes facettes sont mises en lumière. Elles donnent à réfléchir sur la manière dont on écrira demain l´histoire.

  • La présente étude participe à la réflexion sur l´évolution de l´argumentation et de la dialectique dans la littérature scientifique arabe. Il s´agit d´analyser, particulièrement, les phases de développement et les séquences argumentatives du débat en théologie et en droit musulmans. Par dessus-tout, elle contribue à mieux cerner quelques séquences, de forme ou de contenu, dans la tradition argumentative et dialectique de la munazara.

  • Suis-je heureux ? L´argent fait-il le bonheur ? Une vie heureuse, est-ce une vie réussie ? Y a-t-il un droit au bonheur ? Autant de questions qui taraudent chacun d´entre nous mais que les philosophe se sont déjà posées depuis l´Antiquité. L´économie, la

  • On reproche souvent aux sociologies d´inspiration phénoménologique de ne pas admettre, dans leur approche de la socialité, de tiers normatif extérieur à l´activité intentionnelle des sujets sociaux. Si la critique s´avère justifiée, elle ne doit cependant pas nous conduire à adopter sur ce tiers une position « objective » - ce qui le soustrairait à sa condition phénoménale -, mais à repenser l´articulation de la norme et du phénomène au sein d´un « paradigme situationnel » édifié à la croisée de quatre perspectives distinctes : une perspective grammaticale, une perspective éthologico-hiératique, une perspective eidétique et une perspective narrative. À cet égard, c´est avec Husserl, Reinach, Fink, Heidegger, Wittgenstein, Durkheim et Goffman, mais aussi Garfinkel et Ricoeur que ce livre entre en dialogue, dans le but d´élaborer un concept de « phénomène social » qui, préservant la dimension « vécue » conférée par la phénoménologie au phénomène, n´en accorde pas moins au social le sens de ce qui, partagé et en droit partageable, s´avère irréductible à quelque vécu que ce soit - un « phénomène-social » par conséquent, social en tant que phénomène et phénomène en tant que social.

  • This book brings together fifty of today´s finest thinkers. They were asked to let their imaginations run free to advance new ideas on a wide range of social and political issues. They did so as friends, on the occasion of Philippe Van Parijs´s sixtieth birthday. Rather than restricting themselves to comments on his numerous writings, the authors engage with the topics on which he has focused his attention over the years, especially with the various dimensions of justice, its scope, and its demands. They discuss issues ranging from the fair distribution of marriage opportunities to the limits of argumentation in a democracy, the deep roots of inequality, the challenges to basic income and the requirements of linguistic justice. They provide ample food for thought for both academic and general readers.

  • Ce livre aborde un terrain plutôt méconnu en sciences humaines et sociales, celui de l´émigration française. En s´intéressant à cette expatriation au Canada, notamment dans ses grandes villes anglophones comme Toronto, on se rend compte que ce pays est souvent perçu comme jeune, dynamique et bilingue. A priori, ceci semble garantir aux migrants francophones à la fois le dépaysement et la possibilité sécurisante de recourir au français dans la vie de tous les jours. Même si la découverte de la réalité anglo-canadienne réserve des surprises, il n´en demeure pas moins que les compétences linguistiques y sont souvent considérées comme un bien, une marchandise, voire un atout. Dans cette optique, la langue procure aux migrants de nouvelles perspectives d´emploi et même parfois un certain pouvoir dans les nouveaux cercles auxquels leurs parcours ouvrent les portes. Simultanément, mais quelque peu paradoxalement, la capitalisation du français, langue d´origine, impose à ces migrants des contacts accrus avec l´anglophonie et avec les Canadiens allophones. Ces contacts sont tout autant linguistiques que sociaux, ce qui met en relief l´importance des aspects langagiers dans les processus de construction et d´affiliation identitaires en situation de migration. S´appuyant sur des principes constructivistes, ce livre pose les questions de la rétention des identités d´origine, de l´éventuelle convergence vers la culture majoritaire anglo-canadienne, des attitudes vis-à-vis du multiculturalisme et de l´apprentissage de l´altérité. Et posant un regard anthropolinguistique sur ces Français de l´étranger, l´ouvrage analyse les formes variées d´affiliations ethno-culturelles, y compris le choix fréquent d´une identification désethnicisée.

  • Associé comme consultant au début des projets urbanistiques de Louvain-la-Neuve, Jean Remy y assure depuis 1990 la coordination des études urbanistiques. Son intérêt constant pour ce laboratoire de vie urbaine a aussi pris la forme d´échanges avec les étudiants dans ses cours de sociologie urbaine et d´aménagement du territoire. Fort des observations qu´il a pu faire dès les premières années de la mise en oeuvre, il présente ici la genèse du projet et son évolution, en regard des questions ayant surgi au fil du temps. La situation actuelle correspond-t-elle à ce qui était escompté au début ? Les évaluations varient selon les points de vue et les critères. Conscient de son implication, l´auteur nous invite néanmoins à un dédoublement critique. Le fait d´être juge et partie n´a pas que des désavantages... À l´heure des évaluations et d´un regain d´intérêt pour les villes nouvelles, ce livre intéressera les curieux d´espace, de vie urbaine et de modernité, qu´ils en aient fait ou non leur métier comme les architectes, urbanistes, géographes, sociologues, philosophes...

  • This volume, which takes the form of an essay, attempts to structure a forward- looking approach to the evolving role of marketing in today´s economy. Many organisations today recognize the need to become more market responsive in view of the growing complexity of the global and interconnected market in which they operate. Internet technology is resulting in an increasingly globalised market, with easier access to information, new market players and new forms of partnerships. It is also changing consumer behaviour and reinforcing the power of the market over business. It is creating virtual markets where consumers can find customized solutions to their problems which cut across traditional market boundaries. In this new environment, traditional market participants have changing roles, new market actors are emerging and competition is intensifying. To be successful, being customer-oriented is not enough. Business leaders have to review their strategic options and stengthen the market orientation of their enterprises to cope effectively with today´s highly competitive, multi-stakeholder market. The objective of this book is to revisit the concept of traditional marketing management and to analyse changing market relationships among market players and their impact on the key decisions of strategic and operational marketing.

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