• Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un "gros déglingo", dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feu son épouse. Mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy, et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison il faut bien faire quelque chose, à la mort de ce père Janus. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille, la narratrice, qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Et puis, un jour, comme venue du passé et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.

  • Une fois son père enterré, une jeune femme emmène sa mère, veuve, vivre avec elle dans son appartement de Budapest. Elle a tout décidé, fait le tri entre meubles et objets à garder et à abandonner, arrangé la chambre, sans rien demander à sa mère, ni son avis ni ses envies.
    Peu à peu, la fragile petite vieille se pétrifie dans la non-existence qui lui est ainsi offerte, jusqu'au jour où elle décide de retourner dans son village...

  • Votre enfant fait face à un deuil ? Alors ce livre est pour vous !

    Les enfants de tout âge sont affectés par différentes pertes : décès d'un proche ou d'un animal de compa­gnie, déménagement, départ d'un professeur... Tris­tesse, colère, sentiment d'impuissance et culpabilité viennent assombrir leur quotidien. Rien ne sera plus jamais comme avant. Bien que leur conception du change­ment et de la mort diffère en fonction de leur développement, une constante demeure : ils doivent avoir la certitude d'être aimés peu importe la façon dont ils réagissent.

    Dans ce guide, vous trouverez des réponses à de nombreuses questions :
    o Quelles sont les principales pertes vécues pendant l'enfance ?
    o Comment les enfants perçoivent-­ils la mort ?
    o Comment leur annoncer un changement important ou un décès ?
    o Les jeunes doivent­-ils participer aux rites funéraires ?
    o Quelle est la durée d'un deuil ?
    o Quand faut­-il recourir à une aide professionnelle ?

    Ponctué d'anecdotes, de contes et de techniques pour mieux communiquer, ce livre vous permettra d'accompagner l'enfant qui traverse un deuil, de quelque nature qu'il soit.

  • Ciao Bianca

    Vincent Villeminot

    Cela fait trois ans que Matthieu n'a pas vu sa famille, depuis qu'il a claqué la porte de la maison, le jour de ses 18 ans. Il n'a pas répondu aux appels de sa mère, a évité de donner des nouvelles. Mais le jour où il apprend qu'elle vient de mourir, un cancer foudroyant, il ne peut faire autrement que d'aller à l'enterrement...Enfin, l'enterrement... Ce n'est pas vraiment ça... juste une cérémonie...Parce que Bianca Fois a prévu d'être inhumée en Sardaigne, dans le caveau familial. D'ailleurs, elle a déjà tout organisé : c'est Matthieu qui doit aller là-bas, pour l'accompagner jusqu'à sa dernière demeure. Seul avec son frère et sa soeur, des jumeaux de 11 ans, Gavi et Lena, qu'il ne connaît plus trop. Matthieu suppose d'ailleurs qu'il a beaucoup à se faire pardonner d'eux. Ce dont il ne se doute pas, c'est que la descente de l'Italie, et le voyage sur l'île, vont être l'occasion de pas mal de galères, et aussi d'éblouissements, de bains de mer, de nuits à la belle étoile, de chasse aux chauve-souris et au fromage - ce « fromage pourri », spécialité sarde, plein de larves et des asticots qui mangent le corps de ceux qu'on aime...

  • David Eitan, bibliothécaire embastillé dans un centre de soin suite à un accident survenu le jour où il enterrait son fils de vingt ans, a toujours fait preuve de méfiance face à la société.Il déchaîne désormais ses sarcasmes avec un talent qui aligne les victimes, et d'abord lui à qui plus personne ne parle sinon un compagnon sdf qui l'attend à la sortie pour l'obliger à affronter ses démons et accessoirement enquêter sur cette mort qui ne passe pas. Père anxieux après avoir été un fils confronté au divorce de parents qui ont mis la religion au centre de leurs disputes, David est un mélancolique hargneux, une catégorie rare qui a le sens du dialogue à la hache. Trouvera-t-il une issue à ses errements ? Ce premier roman qui joue avec les codes sans tomber dans la parodie est un beau début.

    Julien Cridelause est né à Bordeaux un 16 juillet (anniversaire de la rafle du Vel D'hiv, premier essai de la bombe A, suicide de Patrick Dewaere) il y a plus de trente ans. Musicien auteur-compositeur, bassiste d'obédience McCartney, il opère un grand écart stylistique entre rock et flamenco. Lecteur compulsif, il a beaucoup écrit de nouvelles avant de s'engager dans son premier roman. Il contribue depuis 2017 à la revue Schnock. Il est barbu, sans passer pour un hipster tardif.

  • En découvrant les journaux intimes de sa grand-mère, Anne plonge au coeur d'un mystérieux sanatorium à l'époque nazie. Un roman bouleversant où la petite histoire rejoint la grande.À la mort de sa grand-mère, Anne Südhausen hérite d'un mystérieux médaillon en argent et découvre, cachés sous le lit, une dizaine de cahiers d'écolier à la couverture noire. Un journal intime que sa grand-mère Charlotte a rédigé en 1943, lors de son séjour au Bois des Ombres.
    En lisant ces carnets, Anne découvre un pan de la vie de sa grand-mère dont elle ignorait tout. Quel était ce Bois des Ombres, cette mystérieuse clinique autrichienne, dans laquelle sa grand-mère a vécu pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quelles expériences psychiatriques, menées par les nazis, abritait-elle ? Qui était vraiment son énigmatique directeur ?
    Alors qu'elle n'a qu'une hâte, avancer chaque jour un peu plus dans la lecture de ce journal, Anne se rend compte que deux des carnets ont disparu...
    Un roman bouleversant où présent et passé s'enlacent, et où la petite histoire rejoint la grande.

  • 7 petits-fils, 7 missions, 7 destins, 7 romans. À la mort de leur grand-père, DJ, Steve, Spencer, Bunny, Webb, Adam et Rennie reçoivent chacun en héritage une mission. L'occasion pour eux d'en savoir un peu plus sur leur grand-père mais aussi sur eux-mêmes. Lorsque DJ découvre la mission qui lui revient, il ne doute pas de pouvoir la mener à bien rapidement : gravir une montagne, c'est l'affaire de trois jours tout au plus ! Jeune et sportif, il est fier d'avoir été chargé de répandre les cendres de son grand-père au sommet du Kilimandjaro, et ne veut montrer à personne son appréhension de partir seul pour ce voyage au bout du monde. Mais les ennuis commencent à peine sorti de l'aéroport, et la Tanzanie réserve bien des surprises à DJ... L'ouvrage original a été publié par Orca Book Publishers sous le titre Between Heaven and Earth.

  • Aujourd'hui, rien ne va plus. La maman de Tom pleure et son papa rentre très tôt à la maison... Petit à petit, Tom comprend ce bouleversement : son grand-père est mort. Ils partent voir Grand-Mère. Toute la famille est réunie. Avec ses cousins, Tom va jouer dans le jardin et devant la brouette, ils décident de faire un énorme tas de feuilles... comme avec Grand-Père !

  • La crémation connaît une expansion spectaculaire en France. D´un taux de 1 % en 1980 elle est passée à 30 % en 2010, et dépasse 70 % dans certains pays d´Europe. Si l´on interroge les Français sur ce qu´ils veulent pour leurs obsèques, la majorité souhaite une crémation et beaucoup désirent que leurs cendres soient dispersées. Pourquoi ce qui a toujours été la pire des indignités - brûler et ne pas avoir de sépulture - est-il devenu une norme sociale ? Quelles sont les motivations affichées ou implicites de ces choix ?


    Après avoir expliqué en quoi les évolutions de la société actuelle bouleversent notre rapport à la mort, François Michaud Nérard montre comment la crémation constitue un escamotage du mort. Le futur défunt, qui décide pour la première fois dans l´histoire humaine du devenir de son cadavre, souhaite avant tout peser le moins possible après sa mort. Pourquoi ? C´est également lui qui détermine l´organisation de ses obsèques, avec une forte demande de simplicité, voire d´absence totale d´hommage. Mais est-il possible de concilier cette exigence de celui qui part avec les besoins de rites et de spiritualité de ceux qui restent ? Enfin, parce que la mort reste un tabou, rares sont ceux, notamment dans le monde politique, qui se saisissent des questions délicates posées par la crémation. Les professionnels « bricolent » alors dans le secret de leurs établissements des solutions à des problèmes éthiques qui concernent toute la société.


    Très documenté, accessible, l´ouvrage de François Michaud Nérard répond à ces questions inédites qui touchent aux fondements mêmes de notre humanité.


      François Michaud Nérard est directeur général des Services funéraires-Ville de Paris.

  • Jaxx n'aime pas les robes, ni le rose, ni le maquillage, ni les paillettes... Elle préfère jouer au foot et porter des shorts : garçon manqué, et fière de l'être ! Mais la rentrée scolaire s'annonce catastrophique. Sa meilleure amie s'affiche avec une affreuse bande de copines maniérées, les garçons ne veulent plus d'elle dans leur équipe de foot... et surtout, sa tante Katie lui demande d'être demoiselle d'honneur à son mariage ! Quand Jaxx apprend qu'elle va devoir y porter une robe rose, qui plus est aux côtés de son ennemie jurée, elle décide de passer à l'action... Une histoire pleine de péripéties sur une fille déjantée qui veut rester fidèle à elle-même.

  • Un enterrement met en scène la comédie humaine le temps d´une minute de silence ; la vie et la mission insoupçonnées d´un réverbère ; le destin de deux frères jumeaux... canins ; retour sur une mode subie par toute une génération : la cagoule ; le cauchemar d´un déjeuner de famille vécu par un adolescent ; à observer ses semblables sur une terrasse de café, un homme en oublie de vivre l´instant présent, le sien...

  • "Les giboulées de mars sont propices aux enterrements. Elles apportent suffisamment de clarté pour illuminer les tristes visages, assez d´ombre pour donner à la cérémonie des airs de tragédie. J´ai toujours aimé ces moments de tristes extases durant lesquels les âmes se révèlent et se laissent aller à un peu de vérité crue. Comme un insecte pris dans l´ambre, les hommes et les femmes affectés laissent entrevoir leur être sans fard. Tels des murs d´immeubles abattus on peut enfin voir leurs cloisons secrètes, leurs couleurs passées, leurs assises dénudées. Aujourd´hui ne fait pas exception. La famille Deflandre ne me déçoit pas. Elle donne sa pleine mesure dans le désespoir et le désarroi. Si j´avais à noter ces figures imposées, je donnerais un bon huit sur dix. Reste maintenant le programme libre auquel j´espère participer ce qui n´est jamais gagné d´avance. Le nombre de personnes présentes laisse espérer une invitation passive au repas qui suivra. La qualité des tissus, des étoffes et des cuirs, l´affluence ainsi que les quelques parures que j´ai pu apercevoir promettent un menu fin et coûteux. La journée devrait être belle..."

  • Le secteur des pompes funbres français est entré dans la sphre du marché concurrentiel depuis la loi Sueur de 1993, aprs deux sicles de monopole réglementé. Il constitue un cas exemplaire de création d'un service public concurrentiel dans un domaine aux enjeux civiques et sociaux forts.
    L'auteur décrit la construction historique et politique de ce marché spécifique, entre État, Église et entrepreneurs privés. En arrire-plan, on découvre, au coeur de mouvements qui se jouent l'échelon international, l'originalité des transformations du secteur français.
    Contribution au renouvellement de la sociologie économique contemporaine, l'ouvrage analyse le fonctionnement concret de ce marché travers l'étude des pratiques concurrentielles, des rgles de régulation et de la relation de service dans un domaine marqué par le poids du sacré et le rapport l'intime.
    Ce livre propose une réflexion croisée entre science politique et sociologie économique.

  • C'est étrange comme le fait d'enterrer un proche peut exhumer les plus profonds secrets d'une famille. Chaque pelletée de terre lève le voile sur les fantômes du passé. Mais quand plusieurs personnes partagent un même secret, chacun peut le faire resurgir au grand jour, éclaboussant des vies jusque là irréprochables... Lorsque tout n'est qu'apparence, il y a certains secrets que l'on devrait taire à jamais...
    Extrait : " Papa est mort. Depuis une semaine, ce n'étaient que des mots sans réelle consistance qu'elle s'empêchait de ressentir vraiment. Pour se protéger. Avant que la douleur de l'absence ne la saisisse à la gorge. Avant que la réalité ne la terrasse. Ne pas réfléchir, ne pas perdre pied. S'anesthésier la tête par n'importe quel moyen pour ne pas penser que c'était le corps de son père, sa chair, son cerveau qu'on allait mettre tout au fond d'un trou, tout seul dans le noir, pour toujours. Elle se disait finalement que l'humanité était prête à tout accepter, que la condition de l'être humain était tout aussi étrange qu'absurde : s'autoriser à aimer des gens plus que tout, se reproduire même, tout en sachant que l'on peut perdre cet amour d'un coup, pour rien. " Pour son deuxième roman, Ellen Guillemain raconte l'histoire d'une famille qui pourrait être la nôtre. Son écriture vive, incisive, franche, et épurée lui permet d'aborder des thèmes de la vie ordinaire, tout en conservant la capacité de surprendre le lecteur. Dans ce roman, les personnages sont très humains et attachants. De la région parisienne, au Sud de la France, et même le Cambodge, le lecteur partage leur vie aussi touchante que violente. Un roman que Flamant Noir est ravi de vous faire découvrir !

  • En moins de quatre années, Mélanie St-Germain a successivement perdu sa fille Naomy, décédée d'une méningite en 2001, fait une fausse couche et vu mourir sous ses yeux son fils Joshua d'un bête accident, deux ans plus tard. Elle déplore aussi la perte d'une amie proche. Un destin cruel pour cette toute jeune femme déjà hantée depuis son enfance par des problèmes physiques. Mais sa détermination et son amour pour les siens seront plus forts que tout et Mélanie comprendra qu'il ne sert à rien de s'acharner à changer les choses.

empty