• On est seul à savoir pour soi. Je l'ai toujours su. Même dans le sommeil. Même dans le demi-sommeil de mes actes les plus cinglés. Même le jour où j'ai eu ce truc dans les mains, dur, noir, dangereux, lâche-ça, Jeanne... Et quand le coup de feu est parti, j'ai su aussi. Su que j'étais en train de défaire l'oeuvre de Dieu et des mamans. C'est un sacrilège de tuer. Je le savais. Même hors de moi. Même dans le frisson où j'ai tiré. C'était plus fort que moi mais c'était moi. L'oeil de Dieu n'a pas suffi. Ni celui de ma mère. Un oeil qui laisse faire est un regard complice. Il aurait fallu un bras pour m'arrêter. Après quatre ans d'emprisonnement pour meurtre, Jeanne sort à l'air libre avec ses comptes à régler et ses questions, sa peur de rien et sa peur de tout. Mais les fantômes du passé, parfois, resurgissent là où on ne les attend pas. Il est de nouvelles rencontres qui sont de vieux pièges. Entre la forfanterie, la crainte, le désir de plaire et celui de se plaindre, l'entorse à la Loi et l'entorse à la cheville, où trouver la ligne de partage qui les déjoue... ?

  • Découvrez le scénario du film L'Ivresse du pouvoir
    Jeanne Charmant Killman, juge d'instruction, est chargée de démêler et d'instruire une complexe affaire de détournements de fonds mettant en cause le président d'un important groupe industriel. Au fur et à mesure de ses investigations et de ses interrogatoires, elle comprend que son pouvoir s'accroît : plus elle découvre de secrets, plus ses moyens de pression augmentent. Mais dans le même temps, et pour les mêmes raisons, sa vie privée se fragilise...

  • Zoé en mai se passe en décembre, le 31 très exactement. Zoé aime Antoine, mais celui-ci est marié et c'est avec Albert qu'elle vit. Bref, Zoé n'est pas là où elle voudrait être. Mais où est-elle au juste ? Contrairement à ce que l'on croit, le temps, en nous, est une substance réversible et ultra-gonflable. Une substance fragile aussi : une tension trop grande et il explose, puis s'éparpille. Or, en cette Saint-Sylvestre, les épreuves n'épargnent pas Zoé. Elle s'ouvre le crâne sur le buffet Henry II d'Antoine. Après quoi, il lui faut rentrer, fiévreuse et recousue, pour célébrer l'An nouveau avec Albert et un couple d'amis. Ce réveillon, prosaïque et pesant, lui devient très vite insupportable. Elle est assaillie par les images de bonheur avec Antoine. Puis une petite boîte qui, appartînt à sa mère, Tania, la fait basculer du côté des souvenirs et de l'enfance. Le passé et le futur progressivement l'animent comme une houle, que traverse le bavardage, toujours plus insolite, des invités... Tel est ce jeu du coeur et du temps où nous introduit Odile Barski, au gré d'une écriture tour à tour nonchalante et vive, qui sait, à l'occasion, adresser un salut malicieux à Raymond Queneau. Un jeu subtil et cocasse, certes. Mais, plus encore peut-être, un jeu cruel et déchirant, qui confère à ce livre primesautier son goût secret de cendres et de larmes.

  • Zoé en mai se passe en décembre, le 31 très exactement. Zoé aime Antoine, mais celui-ci est marié et c'est avec Albert qu'elle vit. Bref, Zoé n'est pas là où elle voudrait être. Mais où est-elle au juste ? Contrairement à ce que l'on croit, le temps, en nous, est une substance réversible et ultra-gonflable. Une substance fragile aussi : une tension trop grande et il explose, puis s'éparpille. Or, en cette Saint-Sylvestre, les épreuves n'épargnent pas Zoé. Elle s'ouvre le crâne sur le buffet Henry II d'Antoine. Après quoi, il lui faut rentrer, fiévreuse et recousue, pour célébrer l'An nouveau avec Albert et un couple d'amis. Ce réveillon, prosaïque et pesant, lui devient très vite insupportable. Elle est assaillie par les images de bonheur avec Antoine. Puis une petite boîte qui, appartînt à sa mère, Tania, la fait basculer du côté des souvenirs et de l'enfance. Le passé et le futur progressivement l'animent comme une houle, que traverse le bavardage, toujours plus insolite, des invités... Tel est ce jeu du coeur et du temps où nous introduit Odile Barski, au gré d'une écriture tour à tour nonchalante et vive, qui sait, à l'occasion, adresser un salut malicieux à Raymond Queneau. Un jeu subtil et cocasse, certes. Mais, plus encore peut-être, un jeu cruel et déchirant, qui confère à ce livre primesautier son goût secret de cendres et de larmes.

  • Quartier libre

    Odile Barski

    Marion Jouve travaille pour la télévision, René Ajzenberg est professeur de philosophie. Ces deux célibataires parisiens se croisent un vendredi soir de printemps dans la file d'attente de l'épicerie de leur quartier. En l'espace de vingt-quatre heures, le hasard va s'acharner à les faire se recroiser, lui avec son chien, elle avec le revolver dont elle cherche à se débarrasser. Mais est-ce vraiment le hasard ? Tour à tour drôle et menaçant, ce roman a le charme d'une rencontre amoureuse inédite.

    En couverture : © MjYj / Flickr / Getty Images

  • Une femme raconte son père, poursuivant à travers lui sa propre image...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty